Video de présentationLes personnes impliquées dans ces études sont (par ordre alphabétique) :
- Tijani Gharbi, Professeur UFC
- Christian Pieralli, Chargé de Recherche CNRS
- Christophe Roux, Professeur UFC
- Zouaoui Sadani, Doctorant
- Bruno Wacogne, Chargé de Recherche CNRS
- Rabah Zeggari Doctorant
Les travaux ont été réalisés en collaboration avec Christophe Roux du Service de Génétique Histologie Biologie du Développement et de la Reproduction, (EA 3185 : génétique et reproduction & IFR 133 : IBCT) - CHU St Jacques – Université de Franche-Comté, 25030 Besançon, France
La Fécondation In Vitro (FIV) est un processus utilisé dans le traitement de certaines infertilités. Elle reproduit en laboratoire les premières étapes de la grossesse, qui se passent normalement dans la trompe de Fallope, c’est-à-dire la rencontre des ovules et des spermatozoïdes. En cas d’échec de la F.I.V., on pratique la micro-injection de spermatozoïdes. Cette technique consiste à assister la fécondation en laboratoire en injectant un spermatozoïde à l’intérieur de l’ovule. Il y a plusieurs étapes critiques dans cette opération:
• Le choix de l'ovocyte à féconder. Actuellement, ce choix est principalement basé sur des critères subjectifs. C'est surtout par observation visuelle des ovocytes au moyen d'un microscope que le biologiste décide des ovocytes qui seront fécondés. La détermination des ovocytes satisfaisants est donc très fortement praticien dépendante.
• Conditions expérimentales. Actuellement, toutes les opérations nécessaires à une F.I.V. se déroulent manuellement en salle blanche à une température de l'ordre de 35 °C. On comprend donc que le savoir-faire du praticien soit une donnée importante du taux de réussite de la F.I.V.
Les études décrites ici consistent à apporter des solutions à ces difficultés. A terme, le but poursuivi est d'automatiser au maximum les étapes nécessaires à une fécondation assistée. Dans cette optique, nous avons choisi de développer des micro-laboratoires cellulaires qui regroupent, sur un substrat unique, une série d'ateliers qui permettront de mesurer les propriétés physiques, optiques et mécaniques des ovocytes. Le but est de déterminer de la manière la plus objective possible les ovocytes pour lesquels la F.I.V. a la plus grande chance de succès. Diverses fonctions sont à réaliser au niveau des micro-laboratoires. Premièrement, il s'agit de mettre au point un système de transport des cellules à la surface des micro-laboratoire (plateformes d'accueil). Ceci doit permettre de déplacer la cellule d'un poste d'analyse à un autre. Deuxièmement, Il faut assurer un positionnement ultra précis de la cellule au niveau des postes d'analyse. Enfin, il faut mettre au point les différents micro-capteurs d'analyse cellulaire ainsi que leur intégration sur les plateformes d'accueil.
Déontologiquement, on notera que nos travaux tendent vers l’automatisation des mesures de certaines propriétés des cellules et non vers l’automatisation de l’acte de fécondation des ovocytes. La volonté est de déterminer les ovocytes offrant le plus de chance de succès afin d’éviter au maximum les risques d’échec et/ou de grossesses multiples.
Développement de micro-translateurs en silicium.
Micro-fluidique pour le piégeage des cellules.
Plateforme tout-fluidique pour le déplacement et le piégeage des ovocytes.
Mesure des propriétés optiques des ovocytes.
Propriétés tribologiques des ovocytes.
Traitement d'image pour la qualification des ovocytes.
La liste des publications relatives à ces études peut être consultée sur le lien suivant : publications.
Ces études ont reçu le prix du meilleurs poster aux journées de l'ISIFC en 2005 et le prix du Micron d'Or au Salon internationnal Micronora en 2006.
Par ailleurs, plusieurs articles de presse ont présenté ces travaux de même que quelques interviews diffusées sur France Bleu Besançon.
Enfin, une réplique du Lab-on-chip est exposé au Musée du temps de Besançon dans la salle "nanomonde"
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