De la recherche fondamentale au partenariat industriel

Historique


Le Département d'Optique P.M. Duffieux est né en 1963

batiment LOPMD

Son nom à l'époque était Laboratoire de Physique Générale auquel le directeur de l'époque, Jean-Charles Viénot ajouta le mot Optique afin de souligner la nouvelle orientation qu'avait pris cette formation grâce à l'impulsion de Pierre-Michel Duffieux Professeur à Besançon et introducteur de la transformée de Fourier en Optique. Une dizaine de professeurs se succédèrent à la chaire de Physique Générale de 1845 à 1945. Cette dernière date correspond à la nomination de P.M. Duffieux à Besançon. Il s'entoura de jeunes assistants et techniciens créant ainsi le Laboratoire qu'il dirigea jusqu'en 1963.

Depuis 1969

pierre michel duffieux

Le Laboratoire d'Optique de Besançon est associé au CNRS. Héritiers directs des idées de Pierre-Michel Duffieux les chercheurs du laboratoire s'orientèrent vers les thèmes relevant de l'optique physique, domaine privilégié des techniques de Fourier.

Au tout début des années 60, on voit donc se développer l'activité laser avec la réalisation probablement des premiers lasers en France en collaboration avec l'Ecole Polytechnique, puis dès 1964 l'optique cohérente, l'holographie, l'interférométrie, le filtrage adapté.

Tous ces thèmes nouveaux font les beaux jours du jeune laboratoire qui y acquiert très rapidement ses lettres de noblesse.Après avoir également réalisé le premier hologramme en France, l'holographie domine l'activité du laboratoire, et atteint en 1975 son point culminant avec l'hologramme de la Vénus de Milo, hologramme de 1,5m de hauteur sur 1m de largeur. Celui-ci, le plus grand réalisé à l'époque, fit le tour du monde. Dans les années suivantes, l'holographie continue à se développer dans différentes directions (art, éléments holographiques, interférométrie holographique, etc). Parallèlement, le laboratoire se spécialise en interférométrie holographique et classique, domaine dans lesquels il excelle encore aujourd'hui.

En 1972 apparaît un nouveau concept, l'optique spatio-temporelle

L'activité du laboratoire étant alors purement optique, le laboratoire prend alors le nom de Laboratoire d'Optique de BEsançon (LOBE). La notion de spectre de Fourier étant indissociable de celle de filtrage, un groupe se structure dans les années 70 autour du filtrage optique, de la reconnaissance de forme et de plus généralement du traitement des images.

Ce domaine appartient encore aujourd'hi à l'humus culturel fécond du laboratoire et des disciplines récentes comme l'optique du champ proche s'en alimentent encore.Cette optique est née de la constatation que temps et espace se retrouvent dans les équations de la transformée de Fourier en y jouant un rôle relativement symétrique. La porte était ouverte à la transposition de tout l'acquis spatial, dans le domaine temporel et chromatique. Une partie des travaux actuels de l'équipe Opto-électronique en sont encore directement inspirés.
diffraction

Dans la même période, un autre thème commençe à se structurer, lié également aux travaux de Pierre-Michel Duffieux, il concerne le transfert d'information à travers un sytème optique avec comme idée sous-jacente le dépassement de la résolution imposée par la diffraction. La dernière thèse dans laquelle P.M. Duffieux apparaît comme membre du jury porte sur la superrésolution et les pupilles synthétiques. C'est de ce travail repris et approfondi que germa l'idée de dépasser la limite de résolution d'Abbe.

laser

Durant toute cette période, le laser a été un des moyens sinon l'outil de la majeur partie de l'activité du laboratoire

Dans les années 80, en hommage à celui qui avait révolutionné l'optique d'après guerre, les membres du laboratoire décident de rebaptiser leur laboratoire et l'appellent Laboratoire d'Optique P.M. Duffieux (LOPMD).


Enfin, le laboratoire a connu des heures heureuses avec

deux prix d 'Optique Fabry de Gramont (1989 et 1979),

une médaille d'argent du CNRS (1994)

une médaille de bronze du CNRS (1978),

un prix Cristal CNRS (1992), un grand prix des Microtechniques (en 1989),

un prix InterUnec (1991).

Un prix Jeune Chercheur Saint Gobain 2003 de la Société Française de Physique.

une médaille de bronze du CNRS en 2004

Une nomination en tant que OSA fellow attribué au professeur John Dudley en 2007

Le laboratoire a également traversé des heures sombres avec la perte de leur ami et directeur Jacques Duvernoy, scientifique de renom dans le domaine du traitement optique de l'information, décédé brutalement en 1989 à l'âge de 42 ans.